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    Dans le design de nos jardins, nous avons prévu la création de buttes de cultures permanentes.

    Deux des buttes accueillent déjà des plantes aromatiques vivaces, que viennent compléter quelques annuelles. Elles sont situées du côté ouest de l'allée principale dans l'axe nord/sud, en bordure des jardins 3 et 4 et des jardins 6 et 7.

    Voir le plan de la ferme ICI

    Nous avons décider d'installer une petite culture de fraises qui viendra, dès le printemps prochain, compléter notre petite production de légumes et d'aromatiques.

    Pour préparer le sol, nous avions posé des bâches noires (bâches d’ensilage). La pose de cette couverture a permis de faire disparaître la végétation "indésirable" (en nourrissant la faune du sol) et de laisser une terre meuble.

    Avec les très bonne conditions météo des derniers jours, nous avons formé les 2 buttes qui complètent le design de l'allée centrale. Comme les précédentes, la charrue rotative a fait son travail, après un passage de décompaction à l'aide de la biobêche.

    La butte avant la finition au râteau

    Nouvelle butte pour les fraises

    Une finition au râteau et nous passons à l'étape du paillage. Un mélange de ce qui nous reste comme paille et de vieux foin, contenant un peu de vieux fumier de mouton. L'épaisseur de ce paillage est d'environ 5 cm, il assurera, tout au long de l'hiver une protection à cette butte, ainsi qu'aux fraisiers.

    Le paillage, reste de paille et de vieux foin

    Nouvelle butte pour les fraises

    Puis nous ajoutons une belle quantité de broyat composté (branches d'arbres, ronces, fougère et ortie). Ce broyat a mûri 6 mois, il est bien mycorhizé, d'une belle couleur noire, il sent bon l'humus de forêt et grouille de vie.

    Le broyat composté et sa bonne odeur d'humus forestier

    Nouvelle butte pour les fraisesNouvelle butte pour les fraises

    Les racines nues de certains plants de fraisiers sont pralinées (mélange de terre argileuse, de bouse de vache et d'eau) avant le repiquage.

    Il ne reste plus qu'à les repiquer, il y en a une centaine, de 3 variétés différentes : "Gento Nova", "Abricot" et "Kate".

    Cette culture de fraises restera en place 3 ans, puis sera régénérée par de nouveaux plants du même fruit.

    Comme les plants sont repiqués en quinconce, nous installerons des pieds de ciboulette et quelques bulbilles d'oignons qui nous restent. Ce sont 2 familles botaniques qui s'associent très bien, chacune bénéficiant à l'autre.

    Après cette étape, il nous reste à assurer un copieux arrosage pour permettre un bon "collage" des plants de fraisier avec la terre de la butte récemment créée.

    Carol en plein repiquage

    Nouvelle butte pour les fraises

    Il ne nous reste plus qu'à patienter pour cueillir les premiers fruits, ce qui ne devrait pas trop tarder compte tenu de la floraison d'une partie des plants et de la clémence de la météo. Mais les "vraies" récoltes seront pour 2015... Patience !

    La nouvelle butte de fraisiers faisant fac à celle des aromatiques

    Nouvelle butte pour les fraises

     Promis, photos à l'appui,

    nous partagerons avec vous la première récolte !

     

     


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    Elle est de saison, nous la cueillons avec bonheur car elle nous permet de réaliser une très surprenante, mais excellente préparation.

    Voici une recette inspirée d'une préparation traditionnelle japonaise : la prune umeboshi

     

    Prunelles à la japonaise

     

     

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    Elle est de saison, nous la cueillons avec bonheur car elle nous permet de réaliser une très surprenante et excellente préparation lacto-fermentée.

    Nous cueillons les prunelles sur les arbres de la ferme, nous en avons, d'ailleurs, replanté une vingtaine l'hiver dernier. Mais comme la récolte n'est pas assez abondante pour couvrir nos besoins, nous cueillons en baie du Mt Saint-Michel, où les pruneliers sont nombreux et portent de gros fruits gorgés de soleil et d'embruns. 

    Les prunelles sont savoureuse une fois transformé, car consommées telles quelles, l'astringence est particulièrement forte. Seuls le froid des premières gelées, un passage au congélateur ou la fermentation, rendent ce petit fruit sauvage délicieux.

    Cueillir dans la baie... Quel luxe !

    Prunelles à la japonaise

    Nous avons réalisé la dernière cueillette, pour cette année, mardi dernier. Après dissipation d'un épais brouillard matinal, le Mont était au rendez-vous et le reste de la journée bien ensoleillée, le grand luxe !

    La prunelle, fruit du prunellier - prunus spinosa - ou épine noire

    Prunelles à la japonaise

    Haie de prunelliers, abondants en baie du Mt Saint-Michel

    Prunelles à la japonaise

    Voici une recette inspirée d'une préparation traditionnelle d'origine japonaise :

    la prune umeboshi

    Cette recette est une adaptation du travail de François Couplan, ethnobotaniste, sur le végétal sauvage et ses divers usages.

    • Laver les prunelles
    •  Préparer une saumure avec 1 volume de sel pour 4 à 5 volumes d'eau
    • Couvrir les prunelles avec la saumure 
    • 3 à 4 jours plus tard, les prunelles ont perdu leur astringence et leur acidité
    • Elles peuvent être consommées à ce stade
    • Si vous laissez les prunelles 3 à 4 semaines en saumure, elles prendront une belle couleur rose
    • A ce stade, elles peuvent être consommées et mise en conserve

    Si vous avez quelques feuilles de shiso ou périlla (la variété pourpre) ajoutez les dans la saumure, c'est une plante aromatique à la saveur de cumin, basilic, menthe, gingembre et cannelle ! C'est aussi un conservateur alimentaire attesté.

    Triées et lavées, mise en saumure, prêtes à déguster...
    ... Il faut compter entre 2 et 3 semaines de patience !

    Prunelles à la japonaise

     

    Les prunelles, ainsi lacto-fermentées, peuvent être conservées et servies de différentes façons : "au naturel", à la manière des olives (dans une huile d'olive douce) ou écrasée dans une sauce vinaigrette.

    Grâce à la fermentation, leur conservation peut être très longue, ce qui permet d'en consommer régulièrement en attendant une prochaine récolte.

    Le goût de cette prunelle est très particulière, en perdant son astringence, elle gagne en sucre et, bien évidement, en sel. On aime où on aime pas , “de gustibus et coloribus non disputandum”. Bref, les goûts, les couleurs ne se discutent pas !

    Dans la tradition japonaise, cette préparation est considérée comme un condiment de grande valeur médicinale. L'umeboshi est vénérée comme la prune des centenaires, il suffirait d'en consommer une par jour pour vivre longtemps et en pleine forme !

    En cuisine macrobiotique, c'est une panacée qui  possède une très forte concentration combinée de yin et de yang, l'équilibre parfait !

    On aime ou on aime pas, son goût et sa texture sont si particuliers, salée, sucrée, légèrement acide, chair fondante au goût concentré de prune... Chez nous, on adore et il est bien difficile de suivre la "posologie" nippone, pas tant pour prolonger d'une centaine d'années notre vie terrestre, mais par simple et, un peu honteuse, gourmandise !

    Voici l'étiquette de cette préparation, on aimera ou on aimera pas... C'est une étiquette "à tiroirs", qui évoque, à la fois le nom japonais "uméboshi" et le nom gallo de la prunelle "blosse"...

    Comme disent les américains : "So cheesy !"... hi, hi, hi !

    Prunelles "à la japonaise"

     

    Alors si une expérience forte et inédite vous tente...

     
    PS : merci à "lulu" pour le nom local de la prunelle qui est appelée la "blosse" dans notre région.
     

     

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