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    Un violent orage, hier soir vers 20h, a occasionné des dégâts sur nos cultures de légumes et notre verger.

    Durant un vingtaine de minutes, un vent fort, accompagné de grêlons ont haché nos courgettes, courges d'hiver, pommes de terre, oignons, échalotes, les quelques salades que nous avions, nos plantes aromatique et noyés nos semis… 30 mm sont tombés... C'est un record !

    Nous essayons de sauver la récolte en cours et de "soigner" les plants qui pourraient encore produire, avant que les maladies n'achèvent le "travail" de la grêle.



    Nous faisons un appel à la solidarité

     

    Nous vous invitons à venir à la ferme acheter les légumes que nous sommes obligés de cueillir avant qu'ils ne pourrissent sur pied.

    Les légumes proposés sont : les courgettes vertes et jaunes, les oignons jaunes, les échalotes longues ou rondes.

    Notre petite ferme se situe sur la commune de St Georges-de-Reintembault, en limite du département de la Manche. Nous produisons en agriculture biologique et c'est le démarrage de notre activité.

    Si vous souhaitez nous rendre visite appelez-nous au 02 99 18 47 03 ou 06 50 77 97 82.

    Ces photos ont été prises 30 minutes après la fin de la grêle.

    Belles billes !

    Belles billes !

    Les courges... ou ce qu'il en reste...

    La grêle !

    Détail du "massacre"

    La grêle !

    Les pommes de terre

    La grêle !

    Noyade des semis

    La grêle !

    Le lendemain matin, vers 10h, le sol est toujours gorgé d'eau

    La grêle ravage nos cultures !

    A 10h du matin les grêlons n'ont pas encore fondu !

    La grêle ravage nos cultures !

     


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  • En un demi siècle, les paysages de nos campagnes ont été profondément bouleversés.

    Vue du ciel, notre ferme (cerclé de rouge), permettant de comparer 1950 et 2012

    Un demi siècle d'agriculture...

    Source : geobretagne.fr

    Comme vous pouvez le constater, ce qui est flagrant sur ces photos, c'est la disparition d'une très grande majorité des haies, des arbres, des chemins, des mares ou zones humides... en extrapolant, disparition au moins proportionnelle de la biodiversité. En France, ce sont 750 000 km de haies qui ont disparus  en moins de 50 ans ! Les campagnes de remembrement (regroupement des terres) ont sonné le glas de ce maillage qui façonnait le paysage.

    L'agriculture paysanne, bien souvent marquée par polyculture élevage (coexistence et complémentarité de productions végétales et animales sur une même fer), a cédé la place, dans les années 50, à une agriculture productive, spécialisée, majoritairement intégrée dans des circuits longs (chaîne de production créé par et pour la l'industrie agroalimentaire).

    En arrivant sur la ferme, à St Georges, nous nous sommes intéressés aux anciens cadastres, ce qu'ils révèlent des pratiques agricoles traditionnelles, des échanges et des liens, qui aujourd'hui ont en grande partie disparus.

    Une ferme c'est une histoire, sur un territoire, une histoire en mouvement à laquelle nous participons avec des pratiques qui diffèrent des pratiques agricoles dominantes, ici, la production de lait (essentiellement pour les coopératives, les laiteries).

    De ces années 50 il nous reste une partie des haies et le verger, contrairement à nos voisins qui ont agrandi les parcelles, facilité leur accès, en éliminant haies, arbres, chemins, en bénéficiant, au passage de primes à l'arrachage des pommiers, en privatisant, bien souvent des chemins communaux en les intégrants dans leurs parcelles.

    Comble du paradoxe, certains diraient, de la schizophrénie, ce que l'Europe subventionne d'un côté (surfaces agricole utile, sans arbres ni autre surface non "productive"), elle subventionne son opposé dans des programmes de recréation de haies bocagères (programme Breizh Bocage) !

    En arrivant sur la ferme, nous avons bénéficié d'une haie plantée sur un talus recréé dans le cadre des actions de Breizh Bocage. Cette haie permet de délimiter la parcelle et rempli d'autres fonctions : limiter le ruissellement venant de chez le voisin, limiter l'impact de ses traitements chimiques (sur du maïs), briser la force du vent (vents d'ouest et sud-ouest), et protéger, ainsi les cultures, enfin, créer un nouveau biotope favorable à la flore et à la faune.

    Sur la ferme, création d'une haie sur talus, en limite de prairie

    Un demi siècle d'agriculture...

    Nous avons besoin d'arbres, de haies, de zones humides, de chemins... bref, de tout ce qui permet de créer ou recréer des biotopes riches et productifs en termes de biodiversité et de services rendus par cette diversité.

    Pratiquer l'agroécologie, c'est travailler avec la nature et ce qu'elle a de meilleur et de gratuit à nous offrir : de la complexité, de la diversité, les conditions essentielles pour un écosystème résilient.

    Il nous faut donc planter des arbres, recréer des linéaires de haies, denses, riches en espèces, propice à la présence active de ce que nous appelons : les auxiliaires de cultures.

    C'est par la complexité et la diversité des milieux que nous irons vers l'équilibre.

     

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    C'est une base indispensable au jardin, l’extrait d’ortie fermenté (purin) est idéal pour soutenir le développement des plantes et favoriser la germination de graines.

    Vous la connaissez déjà, peut-être, mais au cas où.... Voici la "recette" :

    • Pour 10 litres d’eau de pluie, coupez 1 kilo de feuilles fraîches d’ortie qui n’ont pas encore entamé leur floraison.
    • Remuez quelques minutes régulièrement pendant 5 à 10 jours, selon la température ambiante. L’odeur ne doit pas être désagréable.
    • La fermentation commence avec l'apparition de petites bulles à la surface.
    • Dès que les bulles de fermentation disparaissent, filtrez.
    • La préparation est alors prête à l’emploi ou à la conservation en bidon.

     

    Recette de l'extrait fermenté ou purin d'ortie

     

    Les usages

    En traitement direct :

    • L’extrait fermenté d’ortie est dilué à 10% pour les pulvérisations, ou à 5% en arrosage.

    En préparation des semis :

    • Laisser les graines tremper, 30 minutes maximum, dans de l'extrait fermenté pur.
    • Mélanger à du marc de café sec.
    • Semer sans délais.

    Et maintenant, à vos orties !

     


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