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    Le nom bouleau, betula en latin, vient du mot betul qui est le nom donné par les Celtes à cet arbre.

    Le bouleau symbolise la voie par où descend l'énergie du ciel et par où remonte l'aspiration humaine vers le haut. Lors de la fête qui célèbre la remontée de la lumière, notre Chandeleur, le bouleau est particulièrement à l'honneur en la personne de sainte Brigitte, ancienne divinité celtique de la renaissance du feu et de la végétation.

    Au boulot !

     

    Depuis un peu plus d'une semaine, nous récoltons la sève fraîche de bouleau, appelée aussi, eau de bouleau. Cette sève est un élixir précieux pour notre santé, particulièrement à la sortie de l'hiver.

    La sève  contient de précieux éléments naturels :

    • de la vitamine C
    • des flavonoïdes antioxydants
    • des tanins
    • de l’acide chlorogénique (un polyphénol)

    Elle est riche en en minéraux :

    • calcium
    • magnésium
    • silicium
    • sodium
    • potassium

    Elle contient aussi, quand elle est fraîche, des oligo-éléments :

    • cuivre
    • fer
    • manganèse
    • zinc (rare dans notre alimentation)

     

    Elle contient des mucilages, des flavonoïdes, dix-sept acides aminés dont l’acide glutamique qui vivifie et dynamise. Elle contient aussi des cytosines et des sucres sous forme de fructose, de 0,5 à 0,2%.

    Ses vertus :

    Les recherches modernes ont révélé la présence de bétuline, une molécule qui améliore la résistance à l’insuline, réduit les plaques d’athérosclérose (qui rigidifient les artères et favorisent les accidents cardiaques) et soigne l’hyperlipidémie (trop de graisse dans le sang).

    Parmi ses vertus remarquables,  il draine et aide à l’élimination des déchets acides de l’organisme (acide urique), ce qui aurait un effet contre les douleurs rhumatismales et les douleurs articulaires.

    La sève de bouleau est aussi proposée pour stimuler le métabolisme et détoxifier le corps en douceur (eczéma, dartres, psoriasis, dermites du cuir chevelu…). Elle peut être appliquée directement sur la peau ou le cuir chevelu. La sève de bouleau est également employée sur les brûlures.

    Les études menées par l’Université de Riga, en Lettonie, ont également prouvé que la sève de bouleau dispose de fortes propriétés antioxydantes et retarde les effets du vieillissement. Elle stimule à la fois la croissance des cellules du derme et de l’épiderme et protège les cellules de la peau contre le stress oxydatif, y compris des rayons ultraviolets, de la pollution et des effets d’inflammations.

    Pour finir, les flavonoïdes qu’elle contient sont aujourd’hui d’une efficacité reconnue pour renforcer les vaisseaux sanguins, diminuer la tension artérielle et combattre la rétention d’eau*.

     Le bouleau en bas de la prairie

    Au boulot !

     

    La récolte à la nouvelle lune de mars :

    • choisir un arbre d'au moins 30 cm de diamètre, dans un environnement sain
    • percer avec une mèche à bois de 8 ou 10 mm, avec un léger angle pour l'écoulement
    • placer un tube dans le trou
    • fixer une bouteille au tronc de l'arbre et placer le goutte à goutte dans le goulot
    • récolter chaque jour, la montée de sève s'accroit au zenith

    La sève doit être récoltée près du sol (+/- 50 cm), elle est alors minérale et sera plus trouble et plus bienfaisante que si elle est récoltée à 2 m de hauteur ou à partir d'une branche.

     

    Détail de l'installation pour la récolte

    Au boulot !

     

    La sève fraîche de boulot ne se conserve pas longtemps. Une fois récoltée, la garder, au maximum,  3 jours au réfrigérateur. Après quelques jours, la sève se trouble par apparition de maléate de calcium et de phosphate calcique provoqué par la fermentation et les modifications biochimiques qu'elle subit.

    Au delà du délais pour bénéficier de ses vertus médicinales, il est possible de profiter de ses sucres pour accompagner la fermentation et préparer un "vin de bouleau". Pour les "aventuriers", la recette est iCi.

    Sans couleur particulière (on dirait de l'eau), son goût est agréable, légèrement acidulé et sucrée, elle est très rafraîchissante. La cure de sève dure 3 semaines, nous en buvons 2 verres par jour, les enfants 1 verre.

    Au terme de la cure, il faut retirer le tuyau et reboucher le trou de forage avec une cheville de diamètre légèrement supérieur.

    Depuis que nos enfants sont en âge de marcher, nous prélevons ce précieux jus végétal en famille. Nous accompagnons la récolte d'un rituel, qui consiste à demander à l'arbre de bien vouloir nous donner un peu de sa précieuse sève, puis nous le remercions pour les bienfaits qu'il a bien voulu partager avec nous. Chaque année, es enfants attendent ce moment avec une certaine gravité, c'est un des temps forts de nos cycles à la ferme qui est marqué par le respect et la reconnaissance que nous devons à la nature.

     

    Tous au boulot !

     

     

    * Source : site "Santé Nature Innovation"

     

     

     

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    Avec le retour du printemps... L'ail des ours vous attend !

    Frais ou en pesto... Il est sauvage...

    Un régal végétal et un grand dépuratif à découvrir !
     

    Ail, ail, ail !

    Depuis une dizaine de jours, l'ail des ours, Allium ursinum, est de retour dans les sous-bois. Mais attention, lors de sa cueillette il peut se confondre avec ses toxique voisines : l'arum, le sceau de Salomon, la colchique ou l'anémone.

    Cette excellente plante aux vertus dépuratives, nous l'associons, en cure, à la sève de bouleau. Notre ail est savoureusement sauvage cru, accommodé de 1000 façons...

    Nous le hachons pour nos salades (sauvages, évidement !), dans nos omelettes, à la toute dernière minute, dans le bol de soupe (poireau, pois cassés... ), dans de délicieux sandwichs au fromage de brebis ou de chèvre, avec lesquels il se marie très bien...

    Il supporte mal la cuisson car il perd une grande partie de son goût et de ses vertus. Mais, cuisiné en douceur, il magnifie des ravioles fraîches à la brousse de brebis.

    Nous préparons le meilleur pesto, à notre goût, (les enfants en raffolent !), nous l'avons nomé le P'Ursinum (ail, sel, poivre et huile d'olive), en mélange avec d'autres délicieuses sauvages de saison "Le Sauvageon". A tartiner, sur des pâtes, pommes de terre, du riz, dans une soupe ou un velouté... C'est sans réserve, à condition d'aimer... l'ail !

    Rouleau à l'ai des ours... Une de nos spécialités !

    Ail, ail, ail !

    Enfin, une des particularités de cet ail sauvage, c'est d'être très digeste et de ne pas envahir nos papilles pour la journée !

    Alors, si par l'odeur alléchés... Ai, ail, ail ! C'est le cri de guerre du printemps !

     

    Le seul, l'unique, le fameux pesto "pur" ail des ours !

     

     


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    Avec l'annonce du printemps, les jeunes pousses de toutes sortes de délicieuses "sauvages" s'offrent à nos cueillettes. A peine sortie de terre, elles sont irrésistibles !

    Aujourd'hui nous avons profité d'une journée de répit (il pleut depuis 2 semaines !), pour cueillir et préparer le premier pesto de l’année 2015.

    Composition :

    • ortie
    • plantain lancéolé
    • oseille
    • primevère (feuille)
    • achillée millefeuilles
    • épiaire
    • cardamine hirsute
    • pulmonaire

     

    Sans oublié l'huile d'olive, les noisettes et l'ail (en attendant l'ail des ours fin mars).

    Alors, si ça vous tente... Nous vous souhaitons une belle année de bonnes cueillettes !

     

     Étiquette d'un pesto d'été... Notre Sauvageon !

    Le pesto nouveau est arrivé !

     

    Et n'oubliez pas, nous vous proposons un pesto de "sauvages" de saison,

    le fameux, l'unique, le délicieux

    "Sauvageon" !

     

     

     


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