• Permaculture

    Nous la découvrons en 2006, c'est le choc !

    Nous étions déjà inspirés par des pensées qui nous ramènent toujours à la question : mettre notre intuition, nos intentions en cohérence avec nos actes. Aller au jardin, c'est, pour nous, se mettre au travail sur soi, en mouvement, au rythmes de la nature.

     

    La lecture de Bill Mollison et celle de Fukuoka ouvrent nos esprits, tracent la piste sur laquelle nous nous sommes aventurés pour co-créer avec la nature ce lieu nourricier et accueillant.

    Depuis 10 ans, nous expérimentons, observant en interagissant. Nous nous considérons toujours comme des apprentis, il y a tant à découvrir, tant à apprendre ! Mais en faisant, en agissant, nous percevons plus de fluidité dans notre approche, la confiance s'installe et, de plus en plus souvent, le lâcher prise prend la place de la volonté de contrôler, maîtriser, ordonner.

    Comme un mantra, nous nous rappelons :

     

    prenons soin de la terre

    prenons soin des humains

    partageons avec équité

     

     

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    Bill Mollison, en 1991, écrit un texte  intitulé "Phases d’abondance". Il y décrit les phases de production pour les trois premières années de l’établissement d’une ferme en milieux tropical ou sous-tropicale à l’aide de la permaculture. Regardons ces phases et examinons comment cela se traduit dans notre climat et comment nous avons adapté ces principes dans notre écosystème.

     

    Les phases d’abondance
    Première année :

    c’est l'abondance, la diversité des différentes espèces qui sont implantées sur le site dans de nombreux essais afin de voir ce qui  est le mieux adapté à notre site. C’est aussi le moment d’expérimenter différentes approches de culture (implémentation/associations/maintenance). La récolte est modeste, mais représente une part  d’aliments de qualité répondant à nos besoins.

    Deuxième année et troisième année (pour les petits fruitiers) :

    c'est la phase où commence une forme d'abondance du matériel de multiplication*.

    Nous commençons à mieux nous représenter  :

    • ce qui croît le mieux (le plus vigoureux)
    • ce qui est le plus résistant (ravageurs/maladies/rusticité)
    • ce qui est le meilleur du point de vue du goût
    • ce qui est le plus facile à récolter, stocker/conserver
    • ce qui peut être implanté en associations/guildes
    • l'itinéraire technique pour chaque espèce ou variété particulière

     

    A cette phase, nous sélectionnons et propageons ces espèces en quantité suffisante pour atteindre nos objectifs de production future. À partir de ce moment, le nombre d’espèces diminue puisque nous retenons seulement celles qui sont le mieux adaptées sur la ferme. Lorsque nous créons un système complexe, il finit toujours par se simplifier. La récolte est plus abondante, même si une partie de celle-ci servira à la multiplication. C’est le moment de perfectionner nos techniques (prélèvement, plantation, irrigation, récolte, taille...) afin de mieux prendre soin des plantes qui ont survécu tout en étendant notre zone de plantation (dans les haies fruitières, ou en guildes autours des grands fruitiers, par exemple).

     

    Les phases d’abondance

    * selon les espèces : marcottage, bouturage, prélèvement d'éclat de racine, semis spontanés...


    Troisième année et les années suivantes :

    c’est l'abondance des rendements, en particulier lorsque les arbres fruitiers commencent à produire. La troisième année est celle de la reproduction/plantation en grande quantité des espèces qui ont le mieux produit. C’est donc le moment idéal pour démarrer une pépinière afin de reproduire les plantes qui ont démontré un fort potentiel dans notre territoire (conditions pédoclimatiques). Une partie de ce qui se retrouve dans la pépinière peut aller à la vente, par exemple, être troquée ou donnée. À cette étape, nous avons la possibilité de produire une bonne partie des produits afin d’augmenter notre revenu et, surtout, d'augmenter les capacités de résilience de notre écosystème.

    Cette année, nous avons pu, ainsi, faire nos choix après les premières récoltes des variétés nouvellement implantées, cassis, framboises, myrtilles et baies de mai. Il nous reste, maintenant à multiplier les variétés choisies pour augmenter notre production.

    D'ici 3 années supplémentaires, nous vérifierons si nos hypothèse et nos choix étaient judicieux.

     

     

    Des observations prolongées et réfléchies plutôt qu’un travail prolongé et irréfléchi*...

    Et n'oubliez pas :

    utilisez des solutions à petite échelle et avec patience ...

     

    *  Citation de Bill Mollison

     


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    Lundi 20 novembre, à l'éco-centre de la Taupinais, à Rennes, AGOBIO 35 propose une journée d'échange sur nos pratiques de cueilleurs/transformateurs.

     

     

    Christophe animera l'après-midi de formation autour de la cueillette "sauvage" et de ses applications : salade, pesto, confitures, chutney, tisanes... Cet atelier sera l'occasion de faire le point sur 3 années de valorisation de la biodiversité comestible sur une micro-ferme permacole. Gestion de la diversité, organisation des cueillettes, transformations et, du côté économique, des chiffres qui parleront à celles et ceux qui souhaitent valoriser le "sauvage" dans leur système agroécologique.

    D'autres ateliers seront proposés avec Mickael Hardy de Perma G'Rennes, producteur de semences bio, permaculteur à la Prévalaye et Marco Felez, maraîcher cuisinier du jardin potager de ruée à Bain-sur-Oust.

     

    Journée d'échange permacole avec AGROBIO 35

     

    En avant première... quelques chiffres* :

     

    Salade mi-sauvage de la ferme -  Clients : notre marché hebdo + 1 restaurant gastronomique

     

    • 48 semaines de cueillette
    • 1 jour fixe/semaine (le mardi)
    • 5 heures en moyenne/an


    • de 1 kg à 2,5 kg/semaine
    • 1 kg = 5000 feuilles
    • 56,87 € HT / kg
     
    • 80 plantes/an - Feuilles et fleurs  -  CA : 3591 € HT


    Plantes de la baie - Clients : notre marché hebdo + restaurants gastronomiques

     

    • du 15 juin au 15 juillet
    • de 8 à 15 kg/semaine
    • 1 jour fixe/semaine (le lundi)

     

    • arroche prostrée
    • aster maritime
    • soude
    • obione
    • arroche maritime
    • diplotaxe à feuille étroite
    •  6 plantes/4-5 semaines -  CA : 1667 € HT

     

    * ces données ne concerne qu'une petite partie de notre "production" valorisant le sauvage.

     Les données plus complètes sont iCi

     

    Pour réserver ou s'informer sur cette journée :


    Thérèse PIEL

    Technicienne - Agrobio 35

    12, avenue des Peupliers
    35510 Cesson-Sévigné

    T : 02 57 87 26 43
         07 76 00 36 30

    W : www.agrobio-bretagne.org/

     

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    Le jeudi 6 juillet, nous organisons une journée de découverte de la permaculture avec un groupe d'éleveurs de la Manche.

    Au programme : 10h30 visite de la ferme (la notre !), présentation des principes de la permaculture in situ, à 14h visite du GAEC de la Tisière à Vergoncey, où Romaine et Stéphane Colin, éleveurs en lait bio nous accueilleront. L’après-midi sera consacré à une présentation de leur ferme, de ses problématiques, avec un lecture du paysage et un échange visant à faire le lien entre permaculture et élevage.

     

     

    Pour tout renseignement : 02 33 79 41 70

     


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