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    Comme vous le savez, en agriculture naturelle, n'ayant pas recours aux pesticides de synthèse, nous comptons sur l'aide de la nature, de la biodiversité et particulièrement de certains animaux.

    Au détour du verger... Quelle surprise !

    Abris pour nos auxiliaires de culture

     

    La mésange, si utile au jardin !

    Abris pour nos auxiliaires de culture

     

    Bufo bufo, sur le muret devant la maison, un fameux mangeur de limaces !

    Abris pour nos auxiliaires de culture

     

    L'orvet, croqueur de limaces

    Abris pour nos auxiliaires de culture

    Ce sont nos auxiliaires de culture, une main d’œuvre bon marché, très efficace et sympathique.

    Ils pollinisent, mangent limaces et escargots, s'attaquent aux pucerons... bref, ils bossent dur !

    Aussi, nous installons et favorisons des habitats pour permettre à ces aides précieux de s'installer au cœur de la ferme.

    En voici quelques-uns.

    Petit chalet à insectes, le long du mur sud de la maison

    Abris pour nos auxiliaires de culture

     

    Nichoir à mésanges, dans un poirier

    Abris pour nos auxiliaires de culture

     

    Nichoir à mésanges, réalisé en poterie, installé pignon ouest de la grange

    Abris pour nos auxiliaires de culture

     

    Hôtel à papillons, accroché au bardage de la petite crèche à moutons

    Abris pour nos auxiliaires de culture

     

    Petit hôtel à insecte, en bouleau, le long d'un pommier

    Abris pour nos auxiliaires de culture

     

    "Niche" du hérisson, dans un tas de bois

    Abris pour nos auxiliaires de culture

     

    Et, bien évidemment, les maisons des abeilles, à l'est de la prairie

    Abris pour nos auxiliaires de culture

     

    Les cousines "sauvages", sortant d'une ruche aménagée dans un talus

    Abris pour nos auxiliaires de culture

     

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    Connaissez-vous le sun trap ?

    Non ce n'est pas la dernière danse à la mode, ni le nom d'un nouvel herbicide de Monsanto !

    Comme vous l'avez remarqué, c'est de l'anglais et ce mot pourrait être traduit par : piège à soleil.

    Késako ?

    C'est une des propositions de la permaculture, un "design" particulier qui devrait nous permettre de capter le maximum d'énergie solaire, protéger les cultures choisies des vents dominants et des vents froids.

    Nous souhaitons installer tout un cortège de végétaux, de l'arbre à la plante couvre sol, qui bénéficieront, d'ici quelques années, d'un microclimat favorable à leur croissance.

    Situé à l'ouest de la prairie, ce sun trap sera complété de haies fruitières dans l'axe est/ouest de la prairie.

    Voir sur le plan de la ferms ICI

    Ouvert au sud, imaginez un grand fer à cheval, avec, sur sa couronne, les futurs grands arbres et dans son cœur, des arbres fruitiers plus fragiles et d'autres plantes gourmandes en lumière et chaleur.

    Schéma d'un sun trap

    Création d'un suntrap

    Pour le moment, nous y avons planté des arbres fruitiers originaires d'Amérique du nord : pacaniers (arbre qui produit des noix de pécan), asiminiers, le paw paw tree des indiens (dont le fruit est une grosse papaye) et plaqueminiers (dont le fruit est le kaki).

    Comme tout design, il s'inscrit dans le lieus (avec toutes les interactions possibles) et dans le temps.

    Un peu de patience et nous devrions déguster les premiers fruits d'ici 5 ans (kaki et asimines) et... 20 ans pour les pécans !

    D'ici là, nous pourrons compter sur les sureaux, cassis, framboisiers, groseilliers, ainsi que des plantes aromatiques et légumes vivaces.

    Le suntrap, vue nord/sud

    Création d'un suntrap

    Mise en terre d'un pacanier

    Création d'un suntrap

    Mise en terre d'un paw paw

    Création d'un suntrap

    L'idée est, à terme, de mettre en place une petite "forêt comestible" qui sera en libre cueillette et qui permettra d'augmenter très sensiblement la biodiversité alimentaire de la ferme et d'offrir aux abeilles une nourriture abondante en toute saison.

    Nous devrions implanter, progressivement, ce type d'association de plantes s'étageant du sol aux "cimes", 7 niveaux qui optimisent l'utilisation de l'espace et les services que les plantes se rendent entre elles dans cette combinaison.

    Création d'un suntrap

     


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    Nous avons profité de l'hiver pour affiner le design de la ferme en mettant à profit nos observations.

    Design :  ce mot  signifie à la fois conception, aménagementplanification et organisation. Le design convoque l'espace et le temps (la durée).

    Les principes de la permaculture nous ont permis de structurer notre approche, nous verrons comment évoluera ce design en fonction des observations, des interaction et des rétroactions à venir.

    Design de la ferme

     

    Avec le retour des beaux jours, nous sommes aux champs une grande partie de nos journées.

    La priorité est au travail du sol, nous mettons en place nos "jardins" (c'est le nom donné aux 8 parcelles que nous mettons en culture cette année).

    Après avoir "cassé" la prairie, nous formons des buttes de culture permanente de 18 m de long et de 75 cm de large, il y en a 7 par jardin.

    Les buttes sont formées à l'aide d'une charrue rotative, de marque "Berta", attelée au motoculteur. Cet outil extrait la terre sur environ 35 cm de profondeur et la projette sur le côté, formant ainsi la butte. La finition se fait au râteau. C'est un des rares usages que nous avons du motoculteur, une petite concession à notre souhait de devenir de moins en moins dépendant des énergies fossiles.

    Certaines de ces buttes de culture seront paillées avec les matériaux issus de la ferme. A terme, toutes les buttes devraient recevoir un paillage.

    Vue de "l'hélice" de la charrue rotative

    C'est le printemps !

    Ce type de culture sur butte favorise le réchauffement et le réssuiement de la terre.

    Entre chaque butte, un passe-pied permet de réaliser les divers travaux de saison (semis, repiquage, binage, récoltes… ). Ce passe pied doit être régulièrement désherbé manuellement pour éviter un enherbement qui risquerait d’envahir les cultures.

    Les buttes sont pulvérisée avec un extrait fermenté de consoude et d'achillée millefeuilles pour stimuler la vie du sol après le traumatisme qu'il a subit.

    Les premières buttes sont consacrées aux oignons, échalotes et l'ail. Les semences ont préalablement bénéficié d'un bain d'extrait de valériane dilué, afin de favorisé la croissance de ces semences.

    Avant la plantation, nous avons épandu, à très faibles doses, du lithothamme, amendement calcique qui permet d'apporter à cette famille botanique, un équilibre favorable à sa croissance.

    Il faudra patienter jusqu'en août pour la récolte. D'ici là, nous devrons être vigilants car les campagnols rôdent, avec l'humidité de nos contrées, les maladies cryptogamiques risquent de s'attaquer à nos cultures.

      Les buttes une fois montées

    C'est le printemps !

     


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